un chat, miaulait……

Cet article pourrait commencer par ‘il était une fois….”, il sera certainement la source de belles histoires comme seul mon père sait les raconter, le soir devant un petit feu de cheminée…..

En fait, nous sommes partis nous relaxer un peu avec nos copains bretons, à l’auberge des orpailleurs……

En fait, vu la saison actuelle, c’était plutôt cette photo que j’aurai du mettre :

Nous sommes partis samedi matin (après le vote) et nous sommes revenus mardi après-midi, ce qui nous a permis de bien souffler……

Mon camarade n’a rien à m’envier coté sport, et nous profitons donc des matinées pour faire un peu de sport et pour d’entrainer pour une grosse course qui a lieu dans quelques jours…….Bref, pour l’instant, c’est la routine.

Nous avons donc bien couru le dimanche, une bonne sortie de deux heures de VTT dans un paysage de rêve (la piste qui mène au “placer” sur une piste prés de la Coralie), une bonne promenade en canoé pour visiter une crique, la Tibourou…….que du bonheur…..

En fin, vient le jour du gros entrainement dans le sentier du MOLOKOI, sentier que je connais bien car je l’ai déjà pratiqué à plusieurs reprises…..Il est très tôt ce matin, Mick fait le mort dans son hamac….je m’habille quand même et me prépare pour la course…..Sophie est réveillée et je lui soumets l’idée de prendre mon chien pour cet entrainement, elle refuse pour une raison bizarre, surement l’intuition féminine, je laisse donc mon chien au carbet avec tous le monde et je pars en petite foulée direction le sentier……le GPS est en marche, il fait une belle matinée et la chaleur n’est pas trop importante, il n’est pas encore  07h00…..je suis super content, comme toutes les fois où je pars courir dans les sentiers.

Arrivée à 2km400, je tombe dans le sentier du MOLOKOI, ses arbres hauts empêche la lumière de m’éclairer, et je ne bénéficie que de quelques grosses éclaircies pour profiter de cette magnifique vue…..je continue tranquillement mais la sentier est tellement défoncé sur le 1° km que je marche quasiment tout le temps, je profite des quelques morceaux de terres fermes pour pousser un peu…..je passe la grosse crique, l’eau est au rendez-vous et je remonte sur le sentier, la boue est derrière et je peux envoyer un peu plus. Au milieu du sentier, il n’est pas rare de trouver des arbres et des branches qui sont tombées, j’en ai une importante face à moi et je lève le nez du sentier pour regarder devant…..au milieu je vois bien la branche qui me gène mais à quelques mètres de cette branche, dans l’obscurité des feuillages, je vois une grosse tète, de chat, mais en bien plus gros…….c’est un PUMA, il a les yeux bien jaunes, entourés de noirs, il est tapis à moins de 10 mètres de moi, juste devant…….je croyais que je m’étais arrêté environ une minute….mais non, le GPS est toujours enclenché et je suis au Km 3.99, je suis resté 5 minutes sur ce point…….je ne me souviens pas que ce soit si long……

Dons, je vois cette tête, le Puma est couché devant moi, comme mon chat quand il veut jouer, moi, je ne veux pas jouer et j’amorce un mouvement de recul, un pas puis je me bloque, j’ai appris qu’il ne fait pas reculer dans ce cas (merci Julien…), nous ne sommes pas des proies et nous devons toujours faire face à un félin….. alors j’avance, tout doucement…..

Le Puma s’est donc levé, sans se précipiter et il est parti, j’ai pu le voir tranquillement se tourner et bondir calmement vers un autre horizon, la queue au vent, comme un gros chat…..c’était superbe.

Voila à quoi ressemble un Puma, je n’ai bien sur pas de photo de cet instant magique, je cours sans appareil, mais on en retrouve facilement sur le net ….

Celui que j’ai vu était assez gros mais pas plus de 70-80 Kg, une hauteur de presque 1 mètre environ….j’ai dit en rentrant qu’il devait faire 2 à 3 fois mon chien, je ne dois pas en être très loin mais si ce n’est pas évident de quantifier…..De plus, au niveau de sa fourrure, il avait les 3 derniers centimètres de sa queue noir. J’ai lu que ça arrivé mais je n’ai trouve que des dessins avec ce détails…..dommage. Par contre, je comprends quand on me dit que sortir avec des chiens en pleine foret peut être dangereux…..j’ai vu la bête (sachant que le Jaguar est encore plus gros), il n’aurait aucun mal à bouffer mon chien……bref, un gentil chat.

Cependant, ça ne faisait que 52 minutes de course…..j’avais quand même envie de courir un peu plus, alors, contrairement à ma première idée, j’ai continué ma course, à un bon rythme pour travailler mes appuis, mais, à chaque fois que je m’arrêtais, j’entendais des bruits un peu lourds sur mon coté droit, j’avais l’impression d’être suivi par le gros chat. J’avais déjà lu que le Jaguar suivait de temps en temps les visiteurs, mais je ne savais rien du Puma…..j’ai donc couru jusqu’à la deuxième crique, et là encore, des bruits sur la droite…..j’ai donc décidé de ne pas pousser ma chance et de faire demi tour, seul sur un sentier perdu, sans moyens de communication ni armes (ni appareils photos…), je suis repartis dans le sens inverse, direction l’auberge, mais sans craintes, je me disais que “de toute manière, tu n’es pas dans sa chaine alimentaire…..” et c’est bien ce que j’ai ressenti en le voyant d’ailleurs, il ne m’a pas bondit dessus, sinon, je ne serai plus là…..

Depuis, je ferme les yeux et vois cette gentille bête se retourner et partir dans les taillis…..je vais garder cette journée comme une des plus belles de ma petite existence, un joli rêve de gosse, un vrai bonheur.

Compte tenu que les forets guyanaises sont gorgées de bestioles de ce gouts là, je pense que j’aurai l’occasion d’en croiser un autre en courant comme je le fait fréquemment, peut-être de plus loin, surement même, mais je l’espère vraiment…..

Voila pour cette histoire de course qui fini bien, bisous @ tous et @ bientôt.

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